tony yayo

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# Posté le mardi 30 mai 2006 14:38

bayen

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# Posté le mardi 30 mai 2006 14:32

alif

alif
Sénégal. Le hip-hop d'ALIF

Par Pierre Cherruau



Très politisée, la scène hip-hop explose au Sénégal. Parmi les groupes émergents, ALIF, ovni dans ce milieu machiste, est composé de trois femmes. Des musulmanes attachées à leur culture africaine, mais qui n'hésitent pas à en briser les tabous. Elles dénoncent l'inceste et les femmes battues. Les faire taire ? C'est râpé... leur deuxième album est sorti fin 2004.

Dans les quartiers populaires de la grande banlieue de Dakar, les tags à la gloire des rappeurs locaux ont envahi les murs. Les gamins rendent hommage aux groupes du quartier qu'ils considèrent comme leurs nouveaux porte-parole. Plus qu'ailleurs en Afrique, le hip-hop s'est enraciné dans la capitale sénégalaise, peuplée de plus de deux millions d'habitants, et qui compte
4 000 groupes de rap. Certains d'entre eux, notamment PBS (Positive Black Soul) et Daara J, ont conquis une renommée internationale.
Même s'il s'est nourri du rap américain, le hip-hop sénégalais s'est tout de suite fortement écarté de sa source d'inspiration. « Le rap sénégalais est beaucoup plus politique. Il défend la démocratie, demande aux citoyens d'aller voter et de sanctionner les hommes politiques corrompus. Les groupes de rap ont joué un rôle majeur dans l'alternance démocratique de 2000, marquée par l'arrivée au pouvoir du président Abdoulaye Wade. Ils décodent la société à la manière de journalistes. Ils sont souvent en avance sur le reste du pays et servent de modèle aux jeunes. Ils osent dire des choses terribles sur le pouvoir en place et ils ne vont pas en prison. Une situation inimaginable dans la plupart des autres pays du continent », souligne Barka Ba, reporter au journal sénégalais Le quotidien.
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# Posté le mardi 30 mai 2006 14:27

sista fa

sista fa
Sister Fa : "Hip hop bi fal nala"
Août / Septembre 2005

Si se faire une place dans le milieu hip hop sénégalais n'est pas de tout repos, cela s'avère deux fois plus difficile, lorsqu'on est une femme ! Cette place, Fatou Mandiang Diatta alias Sister Fa l'a gagnée à la sueur de son front, de par son originalité, de par sa force de caractère et de par la positivité des messages qu'elle véhicule !
C'est dans sa Casamance natale que Sister Fa découvre le Hip hop! Tout vient en fait de sa passion viscérale pour la musique. A chaque sortie de classe, elle allait suivre les répétitions des groupes de rap casamançais tout en ayant un oeil très attentif sur les groupes de Dakar comme les Pee Froiss et bien sur ceux de l'hexagone, ce tout en taquinant petit à petit le micro. Elle enregistre quelques petites maquettes en se disant que cela pourrait lui servir un jour. Et c'est en classe de première secondaire que le centre culturel Blaise Senghor lui offre l'opportunité de se faire connaître. Elle est sélectionnée pour le Festival « Rythmes et Mélodies » en 2001. Tous les grands du hip hop local l'adoptent. Ils iront même jusqu'à faire des témoignages élogieux en sa faveur dans un film documentaire qu'une maison de production audiovisuelle française « Morgan Production » a fait sur sa vie dans le milieu hip hop au Sénégal.

L'année suivante, elle est invitée à représenter le Sénégal au festival international de hip hop féminin à Conakry. A partir de là, tout s'enchaîne pour Sister Fa ! Elle est associée à tous les grands évènements du hip hop. De compilations au festival Senerap, en passant par les plus grands festivals panafricains de rap, Sister Fa appelle à l'unité du mouvement hip hop, s'unir pour l'unité du Sénégal. Elle croit en la force de l'union, qui pour elle permettra de restructurer le rap sénégalais. Elle a intégré le label FnF « Fight 'n Forget », qui va produire son premier album dont la sortie est prévue au mois de juillet 2005. La politique, sa biographie, le social, l'humour et un vibrant hommage aux militaires seront les thèmes de son album.

Aujourd'hui, il est incontesté que Sister Fa fait partie des grosses pointures du mouvement hip hop sénégalais. A elle seule, elle est la porte-parole des femmes, peut représenter ce même mouvement rap, mais aussi toute une jeunesse sénégalaise en manque d'initiative et d'inspiration. Ca Kaw ! Ca Kanam ! (en haut et toujours en avant !)

Biographie

2001 : Participation au festival « Rythmes et Mélodies » au centre culturel Blaise Senghor. Sortie du film « La vie de Sister Fa dans le mouvement hip hop au Sénégal » réalisé par Morgan Production.
2002 : Représente le Sénégal au Festival International de Rap Féminin de Conakry (Guinée)
2003 : Participe à deux compilations « Art et City » et
« Hommage à Lass MC » et au Sénérap
2004 : Signe pour le label FnF et enregistre en studio son premier album.
Juillet 2005 : Sortie de son premier album « Hip-hop bi fallnala »

Contact : 540 62 24
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# Posté le mardi 30 mai 2006 14:23

bat blindé

bat blindé
Créé en 1998 le groupe Bat'haillons blin-D est composé de Mamadou Mansour Thiam (Krumah), Ahmeth Ba (Negger Ahmeth), Ousmane Mamadou Talla (Fax man), Dianko Faty (Dj Alla), Demba Malick Mbodj (Dj Katapult) et Malal Almamy Talla (Fou malade). Ils viennent tous de Guédiawaye (banlieue dakaroise). Ici, le banditisme, la prostitution, la violence ne sont que le reflet d'une réalité fatale de la perversion. C'est dans cet environnement que les 6 copains ont grandi. Mais, prenant très vite conscience que la violence ne règle pas la violence, ils ont choisi de mettre à profit leur lucidité pour sensibiliser cette population mais aussi dénoncer l'abandon de cette frange de la société par les autorités . Alors, ils se sont investis dans le rap en choisissant le verbe à la violence.

Le nom du goupe « Bat' haillons blin-d » exprime un engagement manifeste.

Leur seul souci est d'être « la voix des sans voix » opprimés par un système qui ne dit pas son nom. Ainsi le nom du groupe signifie « l'ensemble des hommes en haillons, battus, torturés et ligotés (qui constituent le bas peuple) par un système injuste ( composé d'autorités) » .

Leur mission, à les en croire, est « de dénoncer la marginalisation de cette couche de la société ». Car, selon eux, cette composante de la société doit être considérée comme toute chose identique par ailleurs, sans aucune considération sociale...

Pour ce faire, le groupe évolue suivant le concept 2 Gun Taan . C'est une théorie basée sur un syncrétisme linguistique et qui prend en compte une vision historique et une portée mystique. Pour la vision historique, retenons que le chiffre 2 renvoie aux 2 pays qui ont initié l'esclavagisme : l'Espagne et le Portugal. Venus en Afrique, ces deux pays ont appliqué la loi des armes (Gun) et pris, par la force, les hommes les plus valides (Taan, en wolof) du continent. Le chiffre 2 a également, à leur yeux, une portée mystique. Il représente, selon eux, « la dualité même de l'existence humaine » (Ada- Eve, Bien- Mal, Jour- nuit). Aussi, considèrent-ils la connaissance de cette dualité comme une arme mais également comme une nécessité ( Gun – arme en anglais- et Gun – meilleur en Ouolof-). Ainsi, à travers leur philosophie, Bat'haillons blin-d interpelle tout un chacun à opérer ses choix dans un esprit de vérité et d'authenticité. Voilà ce qui explique le choix du terme 2 Gun Taan. Le concept 2 Gun Taan est par ailleurs le nom de leur album composé de huit titres dont: "2 3 4" , "Mister Welldeng" , "Avortement" , "Diakassé Mélangé", dans la face A. Dans la partie B, nous avons : "Chef d'Etat" ," Cacho"t, "Fou- malade" et "dieureu dieuf way". Le choix des titres s'est fait suivant une suite logique. « Dans 2 3 4, nous expliquons la philosophie du groupe mais aussi notre ambition d'occuper le devant de la scène Hip Hop. Ce qui nous donnera la célébrité. Quand tu es célèbre, tu es confronté aux risques d'être un coureur de jupon ( Mister welldeng ), bon gré mal gré, et les conséquences c'est l' avortement et les raisons de cet avortement, le Diakassé mélangé (sens dessus-dessous=tomber enceinte). Dans la face B , nous avons Cachot pour dire que c'est l'Etat qui emprisonne. Et, quand tu es en prison, tu peux devenir fou ( fou malade ) parce que là, tu te retrouves dans un autre univers. Et enfin, on remercie tout le monde par Dieureu dieuf way . Une façon de dire que nous tous sommes Un et devons être solidaires les uns envers les autres, malgré, notre diversité ethnique, raciale ou sociale », tente d'expliquer Malal alias « Fou malade » .

Bat'haillons blin-d c'est aussi l'engagement dans l'action sociale. A les en croire, « Faire du rap, ce n'est pas seulement prendre le micro mais aussi s'investir dans l'action sociale ». Aussi ont- ils noué des partenariats avec différents ministères du pays afin d'apporter leur partition dans l'édifice d'un monde de paix.

DISCOGRAPHIE
Album : 2 Gun Taan (22 Août 2003)
Featuring avec Da Brains (Album Diouf Story): Africa Productions
Featuring avec Daara j, K T, Nix (compilation: tous rappons le Sida)
Featuring avec Ousmane Poulo Sow (atelier Festival Banlieue Rythmes 2003)
Featuring avec L.I.M et Hifi collection 45 scientific de France (Festival Banlieue Rythmes 2002)
Featuring avec Kill point de Guinée, BMG 44, Big D, CBV (Festival Banlieue rythmes 2002)
Featuring avec Big D (album XXL 2002, le cri des enfants).

DISTINCTIONS
1er au Festival Afrikakeur en 2004 - Révélation de l'année 2003 (Hip Hop Awards) - Espoir de l'année 2003 (Hip Hop Awards)

CONTACT :
Cité Air Afrique Golf Nord - Guediawaye - Villa n°40 B.P : 19358
Tél : Malal : (221) 574 58 17 - Abass : (221) 565 44 81 / (221) 837 54 35 / (221) 837 49 20 - Nkrumah : (221) 534 86 06 -
Email: guntaan2@yahoo.fr
Site Web : HTTP://WWW.FOUMALADE.COM
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# Posté le mardi 30 mai 2006 14:17